"Un degré d'inhumanité effroyable", ce sont les mots du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell pour décrire ce qui s'est passé ce mardi en Afghanistan. Trois attaques qui ont fait plus de 50 morts. La première dans un hôpital de Kaboul, qui accueille une maternité gérée par Médecins Sans Frontières. Des mères, leurs bébés et des infirmières ont été abattus.
Dans la province de Khost, une explosion a coûté la vie à un enfant.
Le président afghan Ashraf Ghani sans attendre le nom des coupables, avait annoncé la reprise de l'offensive contre les talibans, quelques heures après les massacres.
Les talibans eux ont signé un accord avec Washington pour ne plus viser les forces américaines et celles de l'Otan encore présente en Afghanistan, mais pas les forces locales.
L'attentat le plus sanglant a visé les participants à des funérailles dans l'est du pays. Cette attaque a été revendiquée par l'Etat islamique. Un terroriste a fait exploser sa bombe au milieu de l'enterrement d'un commandant de police, provoquant la mort d'au moins 37 personnes.
Des « milliers de personnes » aux funérailles
Des membres des forces afghanes ont été vus évacuant des nouveau-nés près de l’hôpital public qui abrite une unité de soins maternels soutenue par des travailleurs étrangers de l’organisation non gouvernementale (ONG) Médecins sans frontières, qui a confirmé l’attaque. Le bâtiment se trouve à Dasht-e-Barchi, un quartier de l’ouest de Kaboul habité par les Hazara, peuple formant partie de la minorité chiite, plusieurs fois pris pour cible par la branche afghane du groupe Etat islamique (EI) ces dernières années.
Quelques heures plus tard, au moins vingt-quatre personnes ont été tuées et soixante-huit blessées par un kamikaze qui s’est fait exploser pendant les funérailles d’un commandant de police dans la province de Nangarhar, selon les autorités locales. Amir Mohammad, blessé par l’explosion, a raconté que « des milliers de personnes assistaient à la cérémonie ».
Ces attaques interviennent un jour après l’explosion successive de quatre mines dans le nord de la capitale, qui a fait quatre blessés parmi les civils, dont un enfant, selon la police. L’explosion de ces mines a été revendiquée par l’EI.
« Coopérer » pour ramener la paix
Les Etats-Unis ont condamné « dans les termes les plus forts » les attaques « épouvantables » survenues mardi, tout en appelant le gouvernement afghan et les talibans à « coopérer » pour ramener la paix.
ClassikRadio
CRMR