Ces derniers avaient à charge de prouver leur présence en Inde avant 1971. La date n’a pas été choisie au hasard. C’est celle de l’indépendance du Bangladesh soutenue par l’Inde, contre le frère ennemi pakistanais. Les nouveaux apatrides ont à présent 120 jours pour faire appel en justice, mais la majorité ne possède ni actes de naissance ni papiers d’identité. D’aucuns redoutent d’ailleurs des lynchages orchestrés par les fanatiques hindous. L’incertitude sur leur devenir demeure. Six centres de détention pour migrants illégaux, dont certains dans des prisons, ont été créés, mais leur capacité n’atteint pas 1,9 million de personnes. En l’absence d’accord d’extradition entre l’Inde et le Bangladesh, les apatrides ne pourront être transférés au Bangladesh. L’État voisin du Nagaland travaillerait à un recensement du même type à destination des minorités tribales. Le chef du gouvernement prépare le même projet à l’échelle nationale. En Inde, on protège désormais mieux les vaches sacrées que les humains.
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