BFMTV revient sur les récents chiffres donnés par le
gouvernement pour mettre en valeur la possible réforme des retraites.
L'opposition dénonce des calculs qu'elle juge malhonnêtes.
La gronde continue contre le projet de réforme des retraites proposé par le gouvernement.
BFMTV est revenu sur un nouveau point de litige entre l'exécutif et ses opposants. Pour tenter de faire valoir ses propositions, le gouvernement s'est appuyé sur des calculs de pension qui semblaient avantageux pour les futures générations. Des résultats jugés malhonnêtes par certains qui sont dénoncés avec véhémence.
Les 1029 pages de l'étude d'impact révélée vendredi 24 janvier n'ont pas
eu la réception escomptée. Remises en cause par le Conseil d'Etat, ces
prévisions n'ont pas non plus convaincu l'opposition qui a épinglé
certaines incohérences dans ce dossier. Le collectif « Nos Retraites »
estime que les calculs sont volontairement faussés « pour faire croire que projet serait avantageux ».
Le gouvernement s'est basé sur l'âge d'équilibre de départ à la retraite
pour les personnes nées en 1975 qui est de 65 ans. Or, le projet de
réforme suppose que, pour ne pas subir de malus, cet âge doit
progressivement augmenter d'un mois par génération. A titre d'exemple,
les personnes nées en 1999 devront atteindre 67 et non 65 ans.
Une réforme à l'impact moins positif que prévu
Le collectif « Nos Retraites » s'est penché avec précision sur ce
dossier. Au moment de refaire les calculs, les militants ont découvert
des résultats bien moins avantageux que ce que le gouvernement présente.
Après avoir appliqué le réel âge d'équilibre à chaque génération, il
s'avère que parmi les 28 cas types mis en avant par l'exécutif, seuls 10
sur 28 seraient gagnants. En comparaison, l'étude d'impact en annonçait
21.
Parmi les autres erreurs repérées, le gouvernement part du principe que
les Français intègrent le marché du travail à 22 ans. Il se base en
réalité sur la moyenne nationale du pays et fait donc abstraction de la
diversité des carrières, « ce qui est n'importe quoi » selon l'universitaire Michael Zemmour.
La révélation de ces calculs erronés a enflammé les opposants à la réforme qui crient à la manipulation. «
En faisant ça, [le gouvernement] truque littéralement la comparaison
avec le système actuel en augmentant artificiellement ses chiffres », dénonce « Nos Retraites » auprès de BFMTV.
ClassikRadio
CRMR