Les perruches à collier colonisent la capitale et la région parisienne et ce, depuis plusieurs années. D’après la Ligue pour la protection des oiseaux, elles seraient plus de 8 000 en Ile-de-France. En 2013, on en dénombrait trois fois moins. Une prolifération telle que la perruche à collier est aujourd’hui considérée comme une « espèce exotique envahissante », autrement dit une espèce dont « l’introduction et/ou la propagation menace la diversité biologique », selon les termes de la convention sur la diversité biologique des Nations unies de 1992.
Originaire des forêts tropicales d’Afrique subsaharienne et des terres fertiles d’Inde, l’oiseau serait apparu en France au cours des années 1970. Avec leur bec rouge, leur plumage vert et le collier noir bordé d’un liseré rouge rosé qu’arborent les mâles, les perruches à collier attirent alors des citadins en quête d’exotisme.
Echappées d’un chargement à Orly
Tout remonte aux années 70, quand une cinquantaine de perruches s’échappent d’un chargement à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne). L’espèce a fait son nid jusqu’à Paris et toute l’Ile-de-France.
En 1974, une cinquantaine d’entre elles, qui devaient être vendues à des oiseleurs et des animaleries, s’échappent d’un conteneur à Orly. Vingt ans plus tard, le même phénomène se produit à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Depuis, les deux colonies se sont croisées, et ont donné naissance à une multitude d’autres.
L’espérance de vie d’une perruche à collier est longue, elles peuvent vivre jusqu’à 40 ans.
Aujourd’hui, le cas de la perruche à collier fait débat. La présence de plus en plus forte de cette espèce originaire des forêts tropicales d’Afrique subsaharienne et d’Inde, interroge. Un travail de recensement est en cours.
L’espèce était plutôt considérée jusque-là comme invasive et pouvant avoir des répercussions sur la biodiversité. « Elles occupent les nids d’autres oiseaux, elles cherchent des cavités, délogent les écureuils, les concurrencent sur la nourriture et elles se reproduisent beaucoup », explique-t-il.
Un risque aujourd’hui nuancé par d’autres études comme celle menée par l’université Paris-Saclay, le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et le CNRS pour qui elle n’est pas plus menaçante que des pies ou des tourterelles.
ClassikRadio
CRMR