À vos stylos ! Pour la première fois, les visiteurs de la Fête de l’Humanité vont pouvoir tester leurs compétences en orthographe et en grammaire sur un texte inédit, dimanche 14 septembre, à l’Agora.
Eugénie Barbezat, l'Humanité
Avis aux passionnés d’orthographe, aux accros du Bescherelle, aux nostalgiques du tableau noir : dimanche 14 septembre en fin de matinée, l’Agora se transforme en salle de classe pour une dictée géante.
Pour ce faire, les équipes de la Fête de l’Humanité ont fait appel au spécialiste en la matière, Rachid Santaki, qui depuis une bonne douzaine d’années organise des dictées collectives accessibles aux écoliers comme aux adultes, dans des gymnases, sur les places publiques ou encore au Festival du livre de Paris.
La dictée géant : un moment populaire et fédérateur
Le succès de la dictée géante repose sur le profil de Rachid Santaki. Tout d’abord, il a écrit des ouvrages en lien avec la société. Il a également animé des centaines d’ateliers d’écriture et travaillé sur des projets de mémoires. L’initiative de dictées géantes dans toute la France est partie d’un constat clair : l’orthographe et les mots, porteurs d’enjeux pour chacun d’entre nous, peuvent être un jeu mais surtout un moment fédérateur.
« À la Fête de l’Huma, on espère toucher encore un nouveau public, celui des militants. L’idée est de les faire plancher sur un texte écrit spécialement pour l’événement et en résonance avec l’Humanité. Il pourrait y être question de Jaurès », dévoile le journaliste et écrivain créateur de l’opération. Mais chut !
À l’heure où nous écrivons ces lignes, rien n’est encore arrêté concernant le contenu du texte. Il comportera trois paragraphes, de niveaux de difficulté croissants. Les écoliers pourront s’arrêter après le premier, les collégiens le deuxième et les plus aguerris iront jusqu’au bout.
Un événement à vivre en famille
Après l’épreuve, Rachid Santaki proposera une séance de correction et d’explications. Et qu’est-ce qu’on gagne ? « Le plaisir de s’autoévaluer et d’apprendre, un moment en famille loin des écrans ! » détaille celui pour qui la dictée est une histoire ancienne.
En effet, son père fraîchement arrivé du Maroc et désireux de maîtriser à la perfection la langue de son pays d’accueil, imposait chaque samedi après-midi à son fils de lui faire faire une dictée.
« Il était malin, car en faisant mine de me prendre comme professeur, il me forçait à apprendre moi aussi », se rappelle avec tendresse l’Audonien. C’est une des nouveautés de l’édition 2025 à ne surtout pas manquer.
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