Les manifestations du 1er mai font leur retour ce samedi dans toute la France. Après avoir été interdites l'an dernier en raison du confinement, les manifestations sont à nouveau autorisées ce samedi, à l'occasion de la fête internationale des travailleurs et travailleuses. De nombreux cortèges, assez fournis, ont défilé un peu partout en France. Des milliers de manifestant-e-s ont répondu à l'appel de la CGT, FO, la FSU et de Solidaires. Selon la CGT, 150.000 personnes ont défilé dans toute la France pour défendre leurs droits ou réclamer la fin de la loi sur la sécurité globale. Ils étaient 106.000 selon le ministère de l'Intérieur.
De son côté, la CFDT n'a pas appelé à rejoindre le cortège ce samedi. Le syndicat a plutôt organisé une manifestation virtuelle. Pour Laurent Berger, président du syndicat, le défilé du 1er mai, "n'est pas non plus l'alpha et l'oméga de la mobilisation syndicale".
La gauche présente dans plusieurs cortèges
Un an avant l'élection présidentielle, certains responsables politiques de gauche ont participé aux défilés, à l'instar de Jean-Luc Mélenchon (LFI) à Lille, de Fabien Roussel (PCF) dans la même ville puis à Paris, ou encore Olivier Faure (PS) et Julien Bayou (EELV) également dans la capitale ce samedi. Certains d'entre eux mettent en avant la contestation de la réforme de l'assurance-chômage qui doit commencer à entrer en vigueur au 1er juillet. Cette réforme est dénoncée unanimement par les cinq grandes centrales syndicales.
La CGT prise à partie à Paris, de rares incidents à Lyon et Nantes
À Paris, le cortège s'est élancé peu après 14h place de la République derrière une banderole sur laquelle était écrit "pour les droits sociaux, les libertés, contre l'état d'urgence, pour la paix et la solidarité internationale". Les manifestants ont été bloqués pendant plus d'une heure à cause de quelques incidents.
A l'arrivée du cortège place de la Nation vers 18h, des affrontements se sont produits entre militants syndicalistes et certains manifestants. Des membres de la CGT ont été pris à partie par des manifestants, le syndicat déplore 21 blessés dont 4 graves, victimes d'une "extrême violence" commise par un important groupe d'individus dont certains se revendiquant Gilets jaunes. "Insultes homophobes, sexistes, racistes, ont précédé des actes de vandalisations des véhicules des organisations", a énuméré la centrale dans un communiqué, évoquant "un déchaînement de coups et de jets de projectiles" dont les militants CGT étaient selon le syndicat la "cible" privilégiée.
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