Des milliers de militants et militantes, communistes, cégétistes, associatifs, rejoints par beaucoup d’autres, ont répondu présent avec solidarité et fraternité pour construire et réussir cette 91e édition.

« La canicule que nous avons traversée est aussi une violence de classe. Car ce ne sont pas les riches qui en meurent », a lancé Fabien Roussel sur la Grande Scène, pour son premier meeting depuis qu’il est candidat. Et le secrétaire national du PCF de mettre l’accent sur l’augmentation des salaires, la baisse des taxes sur l’essence et « l’abolition du privilège de classe de l’évasion fiscale ».

Durant ces trois jours de Fête, les artistes aussi s’y sont largement employés. Sur les différentes scènes, Angela Davis, Joséphine Baker ou Nina Simone, comme aux micros qui leur ont été tendus à la sortie.

Si l’engagement politique de l’événement est indéniable, il pouvait malgré tout se targuer, comme chaque année, d’une belle programmation musicale. Parmi les noms : Ebony, Sam Sauvage, Soprano, Suzane, Josman, Ino Casablanca, 2L, Danyl, Oxmo Puccino, Naza, mais aussi Louane et Superbus.

« Où est passée la génération non-non ? » a demandé Suzane, l’une des têtes d’affiche du samedi soir, comme un appel à la mobilisation. Dédiant par la même occasion sa prestation aux « voix que l’on n’entend plus vraiment », « sous le ciel de Gaza, du Soudan, de l’Ukraine, aux femmes à qui on interdit de danser, de vivre, aux enfants qui vivent avec des monstres dans la maison ».

Comme elle, plus tôt dans la journée, en amont de la prise de parole de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle, des personnalités mobilisées pour un monde meilleur ont été ovationnées : les parents et proches de Christophe Gleizes, journaliste injustement détenu depuis plus d’un an en Algérie ; les coiffeuses sans papiers du boulevard de Strasbourg, en lutte pendant soixante-dix-neuf jours pour que cesse leur exploitation ; les pompiers qui ont lutté tout au long de cet été caniculaire contre des incendies ravageurs.

« Avec ce qui nous attend en 2027, il faut combattre l’extrême droite et ses idées néfastes », a scandé Sam Sauvage vendredi. « Le but, c’est que l’on soit tous dans le même bateau, réunis par nos valeurs », a enchaîné peu de temps après le rappeur Ino Casablanca.