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« Viva Tu » : Manu Chao revient avec son nouvel album

Après une décennie à parcourir le monde en toute discrétion, le rockeur humaniste offre à son public un 5e album acoustique très émouvant. Pablo Patarin pour l'Humanité

« Viva Tu » : Manu Chao revient avec son nouvel album

Après une décennie à parcourir le monde en toute discrétion, le rockeur humaniste offre à son public un 5e album acoustique très émouvant.
Pablo Patarin pour l'Humanité

Un grand retour que l’on n’attendait plus, au moins pas sous cette forme. Absent des médias depuis 2013, Manu Chao menait sa barque loin des projecteurs, sillonnant la terre entière en toute humilité. Depuis la Radiolina (2007), l’artiste répétait à qui voulait l’entendre sa volonté de délaisser le format album et de s’éloigner de l’industrie musicale. L’icône du rock latino s’était résolue à partager ses chansons en téléchargement libre sur son site et sur YouTube.

De la même manière que Clandestino, près de dix ans plus tôt, la Radiolina devait donc clore un chapitre pour Manu Chao. Dur de saisir le revirement, dix-sept ans plus tard, de l’homme au poncho multicolore et au bonnet péruvien devenu une légende internationale et qui revient avec un nouvel album, Viva tu, « longue vie à toi » dans la langue de ses aïeux.

De Boulogne au Brésil

Ces dernières années, l’artiste altermondialiste se produisait dans des petites salles et festivals humanistes, de Singapour à la Bolivie en passant par la Bosnie. Il n’en restait pas moins l’un des artistes français les plus vendus à l’étranger. Et sa musique, un symbole universel d’émancipation.

Depuis quelques mois, un remix de son titre emblématique Me Gustas Tú venait inonder la plateforme TikTok, accompagnant des centaines de milliers de vidéos de voyageurs pour illustrer leur sentiment de liberté. Mais avant de chanter la mélancolie et la révolte de par le monde, Manu Chao était avant tout le petit-fils d’un communiste, Tomás Ortega, exilé pendant la guerre civile et saboteur de liaisons téléphoniques dans les villes prêtes à tomber aux mains des franquistes. Un modèle d’engagement, couplé à la culture hispanique exigeante transmise par ses parents (Gabriel Garcia Marquez était un ami de la famille).

Non loin des usines Renault de Boulogne-Billancourt, il se familiarise avec les Clash, Chuck Berry et Bob Marley. Un peu de punk, un peu de reggae. Les bases sont posées et son goût pour l’éclectisme se développe dans la bouillonnante scène du rock alternatif des années 1980. D’abord avec Hot Pants, son groupe de rockabilly, puis aux côtés des Carayos – composés d’un futur membre des Wampas et du Garçon boucher François Hadji-Lazaro.

En 1987, la Mano Negra naît en famille – son cousin et son frère forment le trio. En mélangeant des cuivres issus de la musique mexicaine et les rythmiques rock, la Mano innove et sa musique entête. Patchanka (1988), Puta’s Fever (1989) et King of Bongo (1991) participent à l’émergence du rock alternatif latino. Le groupe devient incontournable en France, jusqu’à s’ouvrir les portes de l’Amérique du Sud : aux premières loges pour contempler les luttes du continent.

Séparé de la Mano et tombé amoureux de la techno hardcore durant son passage au Brésil, Manu Chao se lance à l’aube des années 2000 avec un disque censé clore sa carrière : Clandestino. À l’origine nourri d’électro, un bug informatique donnera finalement lieu au projet plus épuré et acoustique que l’on connaît : un carnet de voyage, métissage élégant de rumba et autres musiques traditionnelles.

Des extraits de textes radiophoniques du sous-commandant Marcos, en soutien au mouvement zapatiste, illustrent la constance de ses engagements. Porté par Bongo Bong, Je ne t’aime plus et l’hymne internationaliste qui donne son nom à l’album, son succès dépasse les frontières. La carrière solo de Manu Chao commence là où elle aurait dû s’arrêter.

Engagements et vague à l’âme

Nourri tout autant par la tradition antifasciste de sa famille que par ses voyages et expériences en banlieue parisienne, le chanteur participe à la fondation d’Attac, donne de la voix à Gênes en 2001 lors des émeutes anti-G8, au Larzac en 2003, ou à la Fête de l’Humanité à maintes reprises. Car la musique de Manu Chao tire aussi sa puissance de son militantisme. La raison, peut-être, de ce retour inattendu.


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