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Trois questions sur « Empreinte 2050 », le plan mobilité du PCF

Vélo, auto, bus, train… le PCF a adopté un plan global de développement des transports, alors que ce secteur représente 31 % des rejets de gaz à effet de serre, provoquant le décès d’au moins 40 000 personnes par an en France.

Trois questions sur « Empreinte 2050 », le plan mobilité du PCF
Vélo, auto, bus, train… le PCF a adopté un plan global de développement des transports, alors que ce secteur représente 31 % des rejets de gaz à effet de serre, provoquant le décès d’au moins 40 000 personnes par an en France.

Sortir du pétrole tout en affirmant le droit à la mobilité ? C’est la piste avancée par le PCF. Ce 30 novembre, son Conseil national a largement adopté un cahier thématique, optant « pour un droit effectif à la mobilité ». Ce document complète ainsi le plan Empreinte 2050 des communistes qui planifie la sortie des énergies carbonées et le développement d’un mix énergétique avec du nucléaire et des renouvelables.

« Nous voulons conjuguer les deux urgences écologique et sociale, et non les opposer. Cette dualité est importante au sujet des transports. Le PCF n’est pas dans une logique de décroissance, ce qui nous différencie à gauche. Toute une frange de la population, notamment les privés de vacances, devra se déplacer plus qu’aujourd’hui », affirme Jacques Baudrier, adjoint à la maire de Paris et coordinateur du cahier thématique.

Quelle part pour la voiture ?

Concrètement, concernant l’automobile, les communistes entendent développer l’exemple japonais des Kei Cars, en proposant une voiture populaire à 10 000 euros, largement subventionnée par un bonus écologique à l’achat. « Ce qui permettrait, dans un second temps, la création d’un marché de l’occasion, autour de 3 000 euros. Le modèle de l’automobile ne doit pas être Tesla mais Twingo », précise l’élu parisien. Les primes seraient conditionnées à des critères environnementaux, pour des voitures produites dans des pays au mix électrique favorable, contraignant ainsi les constructeurs à relocaliser leurs activités en France.

« Le RN est dans l’inaction climatique et veut garder le pétrole. La gauche est dépeinte comme anti-voiture, ce qui nous handicape dans la ruralité ou le périurbain. Le plan du PCF prévoit une réduction de la part de la voiture de 83 % à 75 %. Cette diminution sera importante dans les centres-villes, mais pas dans la ruralité », insiste le responsable de la commission mobilité.

Cette baisse sera compensée par un développement massif des alternatives décarbonées. « Sortir des énergies fossiles, à l’horizon 2050, est un tour de force qui nécessitera des investissements massifs », assume Jacques Baudrier. Le PCF prévoit 10 milliards d’euros supplémentaires, chaque année, sur vingt ans, pour investir, tous azimuts dans la relance des Intercités (Paris-Clermont, Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, Bordeaux-Nantes, Bordeaux-Lyon, Nantes-Lyon.).

Sans oublier les nouvelles lignes à grande vitesse : Paris-Orléans-Clermont-Lyon, le Grand Projet Sud-Ouest Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, le bouclage du TGV Rhin-Rhône ou encore l’interconnexion des TGV au sud de Paris pour améliorer la desserte de l’aéroport d’Orly…

Comment arriver à trois fois plus de train et cinq fois plus de vélo ?

Alors que 31 % des gaz à effet de serre sont issus des transports et que 90 % des marchandises sont transportées par camion, le plan du PCF prévoit un grand plan pour le fret ferroviaire de 4 milliards d’euros par an, complété par 10 milliards d’investissements pour connecter les ports français aux flux ferroviaires. Les communistes entendent ainsi porter la part du fret fluvial et maritime de 3 % à 10 % du transport de marchandises.

Côté vélo, 500 000 millions d’euros par an seront nécessaires pour la création d’un réseau de 100 000 kilomètres de pistes cyclables d’ici à 2030. « En 2050, notre schéma permettrait trois fois plus de kilomètres parcourus en train, au moins 30 % de plus en transports publics, cinq fois plus à vélo », résume le communiste.

Pour organiser cette rupture, les communistes tranchent en faveur de la nationalisation des autoroutes et d’un pôle public des transports de voyageurs, réunissant les entreprises publiques SNCF et RATP, ainsi que Keolis et Transdev, pourtant en passe d’être privatisées. « La renationalisation du rail en Angleterre le démontre, les entreprises publiques intégrées présentent le meilleur schéma pour développer l’offre de transports », note le responsable PCF.

La formation table ainsi sur une abrogation des différents paquets ferroviaires. Avec pour conséquence la baisse de 30 % des billets de train : « 40 % du prix est composé des péages ferroviaires versés à SNCF réseau. Cela fait reposer sur l’usager le poids des investissements dans le réseau. Or, c’est à l’État de prendre ses responsabilités en trouvant d’autres sources de financement », précise le document.

Comment financer ce plan ?

Côté financement, le PCF table sur de nouvelles recettes en « ajustant les taux et assiettes » d’un certain nombre de leviers, comme la taxe sur les bureaux en zone premium, le versement mobilité, le malus écologique et la taxe sur l’aviation d’affaires.

« Nos pistes sont crédibles. Pour le Grand Paris Express, financé grâce à nos propositions de l’époque, ce panier de taxes a financé 95 % des nouvelles lignes, insiste Jacques Baudrier. Ce qui a fonctionné pour 40 milliards peut fonctionner pour 200 milliards. »

Sur le terrain militant, les communistes ne lâchent pas la pression. En Île-de-France, la formation s’est déployée, ce mardi 3 décembre, devant plus de 100 gares. « Les usagers subissent l’inflation des tarifs et la galère. Une majorité d’entre eux ignorent la prochaine lame : la privatisation », rappelle Céline Malaisé, présidente du groupe PCF à la région.

Sur fond de privatisation des lignes de bus RATP, et de hausse du passe Navigo à 88,80 euros, les militants et élus communistes franciliens ont, depuis septembre, distribué plus d’un million de tracts.

Source l'Humanité

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